Arts Martiaux du Sud Est Asiatique

Combat à mains nues ou avec armes, les arts martiaux indonésiens et philippins proposent un éventail très large de techniques et une grande variété de secteurs de travail. Ils réunissent aussi bien les aspects ludiques et traditionnels que ceux du combat et d’une redoutable self-défense.

Deux groupes se distinguent au sein de la Fédération : Le Kali Eskrima et le Penchak Silat.

KALI ESKRIMA

Présentation : Accessible à tous, la pratique du Kali Eskrima offre une grande diversité de travail et réunie aussi bien les aspects ludiques et traditionnels que ceux du combat et de la self défense. Elle contribue également à l’épanouissement personnel et à l’ « art de vivre ensemble » à travers un esprit convivial.

Il existe de nombreux styles de Kali qui vous permettront de choisir la forme qui vous conviendra le mieux à travers leur approche de la discipline.
Même s’ils témoignent tous d’une passion commune pour l’histoire des Arts Martiaux Philippins, ces styles sont là pour témoigner de l’étendue et de la variété des techniques enseignées.

Simple bâton, double bâton, long bâton, mains nues, couteau ; toutes ces techniques sont abordées selon le niveau de chaque pratiquant, ainsi que de sa volonté à s’investir dans tel ou tel aspect de la pratique.

Un peu d’Histoire : Le Kali Eskrima est un synonyme composé pour les arts martiaux philippins.
Il est un système de combat très influencé par les duels d’armes « importées » par les conquistadors espagnols dans la seconde moitié du XVI siècle. Il en existe aujourd’hui de nombreux styles.

L’appellation Kali / Arnis / Eskrima tend de plus en plus à désigner l’ensemble des arts martiaux philippins, avec ou sans armes.

C’est après la deuxième guerre mondiale que de nombreux maîtres philippins émigrèrent aux Etats-Unis. La pratique fut d’abord très confidentielle, puis découverte par le grand public à travers des démonstrations. Les arts martiaux philippins commencèrent alors à se développer ; en Amérique puis en Europe, de nombreux groupes se formèrent et développèrent leurs styles. C’est dans les années 90 que le Kali Eskrima arrive en France, à travers des stages, puis par la promotion de quelques clubs qui s’ouvrent. En 2002, la pratique des arts martiaux philippins rejoints le mouvement fédéral en étant référencée au sein de la commission des Arts Martiaux du Sud Est Asiatique de la FFKDA.

Penchak Silat

Le Penchak ou Pencak Silat est un art martial pratiqué dans le monde Malais : Indonésie, Malaisie, Singapour et Brunei. Plusieurs orthographes existent pour définir le même art : Pentchak-Silat, Penjak Silat, Pencak Silat ou Bersilat. Penchak Silat signifie  « aptitude à combattre avec des mouvements variés et appropriés » ; Penchak se définit comme  « mouvements variés et habile du corps » et Silat comme  « art de combattre ».

En Silat, tous les aspects du combat sont abordés : des percussions, des balayages, des projections, des clés, des luxations, des esquives et du combat contre et avec armes…

Aperçu technique
150 styles sont référencés à ce jour mais tous font appel à des techniques de percussions, des balayages, des projections, des clés, des luxations, des esquives et du combat contre et avec armes …

Les formes codifiées
Comme dans de nombreux arts martiaux, il existe des combinaisons codifiées de techniques (comme les Kata en Karaté et les Taos en Kung Fu) appelées Langka, et des exercices de déplacement appelés Jurus.

Les armes
Les armes les plus utilisées sont la machette, la lance, les bâtons courts, l’épée, le Kriss et le Tjabang. Le Kriss est un poignard à lame sinueuse aux « vertus magiques » pour les Indonésiens, le Tjabang est un trident en métal composé d’une tige centrale et de deux autres plus petites qui est utilisé par paires pour bloquer des attaques aux bâtons ou autres armes longues.

Un peu d’Histoire : La légende veut que le Penchak ait été inventé par une femme suite à l’observation d’un combat entre un tigre et un oiseau. Le Penchak aurait été enrichi par les arts martiaux chinois de part les échanges commerciaux entre la Chine et la Malaisie à partir du IXème siècle.

« Danser pour défier les colons »

L’Indonésie et la Malaisie ont subit le colonialisme avec les Hollandais puis les Anglais, et par crainte de rébellion ces colonisateurs interdirent la pratique des arts de combat. Donc, le Penchak s’est pratiqué en secret, et sous forme de danse avec des techniques martiales dissimulées par des mouvements esthétiques et gracieux. Les démonstrations de Penchak sont toujours accompagnées d’un orchestre musical. La discipline n’en est pas moins basée sur une redoutable capacité à combattre en situation réelle.

En 2002, la pratique du Penchak Silat rejoint le mouvement fédéral en étant référencée au sein de la commission des Arts Martiaux du Sud Est Asiatique de la FFKDA. Les nombreux styles de Penchak Silat proposés au sein de la FFKDA vous permettront de choisir celui qui vous conviendra le mieux à travers leur approche de la discipline (sportive, traditionnelle, culturelle ou self défense). Même s’ils témoignent tous d’une passion commune pour l’histoire du Penchak Silat, ces styles sont là pour témoigner de l’étendue et de la variété des techniques enseignées.