Najib Akram, enfant de Bruce Lee

Il est à la fois psychiatre et médecin du sport. Il est aussi professeur, arbitre et désormais président de la Ligue Centre-Val de Loire. Après 50 ans de pratique du Karaté, Najib Akram est toujours aussi passionné.

 

De son 11e anniversaire, il s’en souvient encore comme si c’était hier. Son cadeau ? Une licence dans un club de karaté. Nous sommes en 1974, à Agadir, sa ville natale. « C’était l’époque des films de Bruce Lee. J’avais des affiches dans ma chambre », rigole Najib Akram.

Depuis, seules ses études en médecine l’ont forcé à stopper le karaté. Momentanément, évidemment. « J’ai tenu bon pendant les deux premières années mais la troisième, j’ai dû abandonner. Ce n’était plus possible entre les cours à la fac, les stages en hôpital et la préparation le soir. »

De spécialités, il en fera deux, la psychiatrie, qu’il exerce aujourd’hui à l’hôpital de Bourges, et la médecine du sport, qu’il pratique le week-end au bord des tatamis.

Najib Akram, aujourd’hui 5e Dan, arrive en France en 1993, pour achever ses études. Il reprend le karaté en 1998, à Bourges, où il s’installe, au Cercle Budo Bourges Karaté. Il reste au CBBK jusqu’en 2015 avant de prendre une licence au Fudoshin Karaté de Patrick Bouchaïb.

Entre-temps, il passe son DIF pour enseigner (2007), devient médecin fédéral (2012), arbitre régional (2015), président du comité du Cher (2016) et arbitre national (2019). « J’aime tout ce qui a attrait au karaté et au sport », rigole-t-il. « Je faisais aussi du foot, arbitre et coach. Mais j’ai arrêté pour le karaté, pour la médecine et l’arbitrage. »

Il a encore officié lors du dernier Karate 1 de Paris comme médecin en janvier. Mais ce fut l’une des rares apparitions de Najib Akram en bord de tapis. Depuis juin dernier, il est le nouveau président de la Ligue Centre-Val de Loire, a été élu au conseil d’administration de la FFKaraté et demeure membre de la commission nationale médicale.