Louis-Gabriel Ramarozatovo, le karaté et le kobudo en parallèle (1/2)

24 février 2021

Elève de Gérald Dumont, Louis-Gabriel Ramarozatovo, pratiquant de karaté et de kobudo, nous parle de ces deux disciplines qui ont guidé son parcours martial. Première partie de l’entretien.

  • Pouvez-vous me présenter votre parcours dans les arts martiaux ?

Natif de Madagascar, je suis arrivé en métropole en 1998, j’avais alors 26 ans. La philosophie des arts martiaux m’intéressait, aussi j’ai cherché un club sur Lorient. J’ai découvert le club de karaté style Shotokan de Monsieur Dumont qui enseignait au CEP. L’esprit de mon professeur et l’ambiance sérieuse du club m’ont tout de suite intéressé et je m’y suis inscrit directement, je ne le savais pas encore mais les arts martiaux allaient alors faire partie de ma vie.

Au bout de 4 ans, j’ai passé mon 1er Dan de karaté et 2 ans après mon 2ème Dan en 2004. A cette époque là, j’ai suivi mon professeur Monsieur Dumont qui pratiquait également le Kobudo d’Okinawa avec Senseï Ledy à Rennes et, à partir de ma ceinture verte, j’ai commencé à participer avec eux aux stages nationaux de la fédération Oshukai, sous la direction de Senseï Chinen. J’en faisais 3 ou 4 par an car c’était important d’avoir la transmission en direct avec le grand maître.

Au bout de 3 années de pratique de kobudo j’ai passé mon 1er dan puis 2 ans après mon 2 ème dan. Ensuite ma progression dans les 2 disciplines a continué (4ème dan karaté et 3ème en kobudo puis, en été 2019, 5ème dan en karaté et 4ème en kobudo). J’ai toujours privilégié de travailler les niveaux en parallèle dans ces 2 disciplines.

Depuis la saison 2019, notre association suit régulièrement les stages de perfectionnement de Kobudo organisés par l’École Traditionnelle de Karaté et de Kobudo d’Okinawa (ETKKO) sous la direction de l’expert national Senseï GUIBERT Didier (7 ème dan de kobudo).

  • Pourquoi avez-vous débuté les sport de combat ? 

Dans mon adolescence à Madagascar, on pratiquait beaucoup un jeu traditionnel qui s’apparentait au combat. En France, je recherchais donc une pratique similaire, genre kung-fu ou autres, mais je n’étais pas fixé. J’avais aussi vu beaucoup les films de Bruce Lee. En découvrant le karaté au CEP, cela m’a plu de suite.

  • Qu’est ce qui vous plaisait dans les arts martiaux ?

J’avais beaucoup d’énergie à canaliser et les entrainements intensifs que l’on pratiquait m’y aidaient beaucoup. Il fallait faire preuve de beaucoup de courage pour pouvoir suivre ce rythme, mais cela me plaisait car je livrais d’abord un combat contre moi-même.

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  • Vous avez élève de Gérald Dumont, quelle était votre relation avec lui ?

J’ai un profond respect et beaucoup de confiance envers Senseï Dumont qui a toujours été mon unique professeur. Les arts martiaux sont pour lui une passion et un mode de vie, et durant toutes ces nombreuse années il a toujours fait en sorte d’inculquer avec discernement les valeurs des arts martiaux mais surtout leurs applications pour améliorer les réactions face aux situations dans la vie de tous les jours. Je le considère un peu comme un second père. Sensei Dumont m’a tout appris, et il m’a fait confiance pour me laisser enseigner aussi maintenant, accompagné avec les anciens du club.

  • Qu’est ce qu’il vous a transmis ? 

L’esprit des arts martiaux, un modèle de comportement et beaucoup d’autres éléments qui m’ont permis de me construire et de m’épanouir. Courage, travail, respect, concentration, contrôle de soi mais aussi l’idée de se forger le corps et l’esprit. Des qualités nécessaires pour faire face aux épreuves dans la vie de tous les jours.

Suite de l’entretien ce vendredi 26 février