Parcours inspirants de femmes

Dans le cadre de la valorisation et de la promotion de la pratique féminine du karaté et des disciplines associées, la Ligue Grand Est souhaite mettre en lumière les parcours inspirants de femmes engagées dans notre discipline.

Tous les un mois et demi à deux mois, nous publierons un portrait de femme (pratiquante, enseignante, dirigeante, arbitre, bénévole, etc.) sur cette page.
Ces témoignages ont pour objectif de valoriser la diversité des parcours, de susciter des vocations et de renforcer la place des femmes dans notre mouvement sportif.

👉 Vous êtes une femme et vous souhaitez partager votre expérience ou votre parcours ? Ecrivez-nous à l’adresse suivante : grandestkarate@gmail.com.



Publication n°4 du 16/02/2026 :

Nom et prénom : SAULDOIS Laura
Club : Karaté Sports et Loisirs de Plobsheim
Poste ou rôle : Arbitre nationale A, secrétaire de la commission régionale d’arbitrage du Grand Est
Âge : 30 ans

 

Depuis quand pratiquez vous le karaté ou une discipline associée ?
– Année de début: 2000
– Ceinture actuelle: CN 2eme Dan

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de commencer le karaté ou votre discipline ?

Mon père et un ami nous ont emmené mes frères et moi au club de la ville. L’ami en question ayant fait du karaté plus jeune, dans le but de faire découvrir ce sport à mon grand frère. Il n’a finalement pas accroché, et on m’a demandé mon avis in extremis avant de quitter le gymnase. J’ai dit oui : j’étais équipée dès le premier entrainement d’essais. J’avais 5 ans.

 

Qu’est-ce qui vous motive à continuer aujourd’hui ?

A 13 ans j’ai commencé l’arbitrage en tant que stagiaire en parallèle de ma pratique de club et de compétition. A 15 ans j’ai passé et obtenu l’examen départemental et participé aux concours nationaux jeunes arbitres kata puis kumité à 16 et 17 ans. L’arbitrage m’a fait découvrir un nouveau versant de la pratique de compétition et m’a donné de nouveaux défis à relever.

 

Avez-vous rencontré des difficultés particulières en tant que femme dans votre parcours (pratique, arbitrage, encadrement, direction) ? Si oui, lesquelles ?

Je n’ai jamais ressenti de difficulté particulière durant ma pratique sportive ou arbitrale du fait d’être femme, ni en tant que responsable départementale (2020-2024) ou de responsable de tatami du niveau départemental à national. L’encadrement dans l’arbitrage a évolué positivement cette dernière décennie, mettant en avant les compétences présentes et/ou à développer, peu importe le genre.

 

Quels sont, selon vous, les atouts du karaté et disciplines associées pour les femmes ?

La pratique du karaté et des disciplines associés implique en premier lieu l’apprentissage de techniques et tactiques de self défense. Savoir se défendre en tant que femme dans la société actuelle est un atout tristement indéniable. Également, la pratique de n’importe quel sport permet aux femmes jonglant entre vie professionnelle et vie de famille à s’octroyer un moment de plaisir rien qu’à elle, de loisir, en dehors du cadre quotidien.

 

Avez-vous un moment marquant ou une anecdote que vous aimeriez partager ?

Il est difficile de choisir entre tous les beaux moments que le karaté m’a apporté sur une pratique qui couvre finalement plus de 80% de ma vie. En tant que pratiquante, le moment le plus marquant est surement la médaille de bronze dérochée aux championnats de France Kata équipe 2016 en Rouen avec deux de mes meilleures amies de l’époque. Côté arbitrage, je garde un bon souvenir de l’examen national kumité A auquel, à ma grande surprise, j’ai terminé 2ème des majors de promotion.

 

Vous êtes investie dans la vie de votre club ou des instances (encadrement, arbitrage, organisation…) ? Pouvez-vous décrire votre engagement ?

Dans le cadre de l’arbitrage, je suis engagée auprès de la ligue régionale Grand Est en tant que secrétaire du responsable de l’arbitrage. A ce titre, je me vois déléguer certaines missions relatives à l’administratif ou l’encadrement arbitral des évènements (stages, compétitions) organisés par la ligue.

Je participe également à l’encadrement d’une équipe d’arbitres sur les compétitions régionales et nationales en tant que responsable de tatami. La mission est de créer une ambiance sereine, de réguler, protéger et faire progresser son équipe par des indications, conseils, recommandation à chaque compétition.

 

Quels conseils donneriez-vous à une femme ou une jeune fille qui hésite à se lancer ?

Bien que le karaté se féminise de plus en plus, il n’y a jamais trop de femmes ! Le code moral en fait un art martial source de nombreuses valeurs. Les pratiques sont tant diversifiées qu’il est facile d’y trouver son bonheur : pratique de loisir ou de compétition, traditionnel, kata, kumité, body karaté, disciplines associées…  Il y en a pour tous les goûts !



Publication n°3 du 16/01/2026 : Frédérique WATREMET

 

  • Nom et prénom : WATREMET Frédérique
  • Club :  ECOLE KARATE SHOTOKAN TINQUEUX du département de la Marne
  • Âge : 60 ans

 

« J’ai commencé la pratique du karaté en septembre 2021, à l’âge de 56 ans. J’ai toujours été attirée par les arts martiaux à travers les films et les séries, mais cette discipline me semblait, dans la réalité, inaccessible. Puis, lors du forum des associations de mon village, j’ai découvert qu’un cours de karaté ouvert à tous, quel que soit l’âge, était proposé. Cette envie, enfouie depuis longtemps, a ressurgi avec évidence : j’ai osé franchir le pas et me suis inscrite.

Il n’y avait alors qu’un cours par semaine, avec un petit groupe de débutants. J’ai immédiatement accroché. Très vite, j’ai compris que j’avais trouvé ma voie à travers une pratique exigeante, structurante et profondément épanouissante. À l’issue de cette première saison (ceinture orange), j’ai participé à mon premier stage, notamment avec les sœurs Buil. Cette expérience a été déterminante : j’ai réalisé que si je souhaitais réellement progresser, il me fallait m’investir davantage.

À la rentrée 2022, j’ai rejoint l’EKS Tinqueux, un club proposant un volume d’entraînement plus important. J’ai alors suivi trois cours par semaine, tout en multipliant les stages (Hervé Delage, Jacques Tapol). La saison suivante, je suis passée à cinq cours hebdomadaires, et aujourd’hui je m’entraîne six fois par semaine, auxquels s’ajoute un cours de taï chi. J’ai obtenu mon 1er dan en juin 2025.

Aujourd’hui, je peux dire que le karaté m’habite pleinement. Cette discipline m’apporte un équilibre profond, tant sur le plan physique que mental. Ses valeurs — respect, exigence, persévérance, endurance — me correspondent et m’aident à me dépasser. Sur le plan de la santé, j’ai le sentiment d’avoir gagné en vitalité, voire « rajeuni », et malgré quelques fractures sur le parcours, mon corps s’est renforcé.

J’ai aujourd’hui 60 ans, je suis chef d’entreprise, avec un emploi du temps très chargé, mais j’ai fait le choix de m’organiser pour dégager du temps et m’investir pleinement dans cette pratique qui me nourrit profondément.

Enfin, et ce point est essentiel pour moi, le karaté m’a offert bien plus qu’un sport : j’y ai trouvé un groupe de copains, une véritable seconde famille, dont le soutien et la bienveillance me sont très précieux. Cette année, l’arrivée de nouvelles pratiquantes m’a également fait prendre conscience que mon engagement pouvait, modestement, les encourager à persévérer et à croire en leurs propres capacités, quel que soit leur âge.

Mon témoignage vise à montrer que la pratique féminine du karaté est multiple, accessible, et qu’elle peut s’épanouir à tout moment de la vie.



Publication n°2 du 19/11/2025 : Maryvonne CHOAIN BOUZRAR

 

  • Nom et prénom : CHOAIN BOUZRAR MARYVONNE
  • Club : WADO KARATÉ CHAMPENOIS du département de l’Aube
  • Poste ou rôle : tous ces rôles font ou ont fait partie de ma vie (pratiquante, arbitre, dirigeante, bénévole…) :
  • Âge : 74 ans

 

Depuis quand pratiquez-vous le karaté ou une discipline associée ?
– Année de début de pratique : 1992 (UFOLEP TAÏ-CHI et FFKDA KARATÉ)
– Ceinture actuelle: 5ème dan

Qu’est-ce qui vous a donné envie de commencer le karaté ou votre discipline ?
J’ai toujours aimé cet art martial, mes enfants et mon mari m’ont donné envie de pratiquer.

Qu’est-ce qui vous motive à continuer aujourd’hui ?
LA PASSION

Avez-vous rencontré des difficultés particulières en tant que femme dans votre parcours (pratique, arbitrage, encadrement, direction) ? Si oui, lesquelles ?
NON mais je pense que sur certains sujets les femmes sont encore mises de côté et c’est bien dommage.

Quels sont, selon vous, les atouts du karaté et disciplines associées pour les femmes ? La pratique permet un entretien physique général, bien se sentir dans son corps. Apprendre des automatismes pour un état d’esprit plus serein.

Avez-vous un moment marquant ou une anecdote que vous aimeriez partager ?
Un moment émotionnel lorsque j’ai dissous la Zone Interdépartementale (Ancienne Ligue Champagne Ardenne de Karaté) par obligation fédérale, ça faisait 14 ans que j’en étais Présidente, les clubs m’ont rendu un hommage extrêmement touchant.

Vous êtes investie dans la vie de votre club ou des instances (encadrement, arbitrage, organisation…) ? Pouvez-vous décrire votre engagement ?

Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées
• Déléguée du Président au sein du Bureau Exécutif depuis 2016 à 2024
• Membre du Conseil d’Administration depuis janvier 2013 à ce jour
• Organisation des Assises Territoriales du karaté (PowerPoint)-relation avec les organes déconcentrés.
• Intervenante : formation TFP (Titre Formation Professionnel) – licences-site internet FFK+ PowerPoint
• Création du trombinoscope des Présidents (organes déconcentrés)

Ligue Grand Est de Karaté et Disciplines Associées
• 2024 : Vice-présidente au Bureau Exécutif

Ligue et ZID Champagne-Ardenne de Karaté et Disciplines Associées
• 2010-2016 : Présidente de la Ligue Champagne-Ardenne
• 2016-2024 : Présidente de la ZID Champagne-Ardenne
• 2010-2016 : Intervenante à la formation D.I.F en Ligue Champagne-Ardenne

Comité Départemental de l’Aube de Karaté et Disciplines Associées
• 2012-2028 : Vice-Présidente du CDK AUBE
• 2016-2028 : Elue titulaire pour représenter les clubs du CDK AUBE pour les AGO Fédérales.
• 2006-2012 : Présidente du Comité de l’AUBE Karaté et D.A

Divers
• Secrétaire adjointe du CROS région Grand Est mars 2025
• Membre du CROS en région Champagne-Ardenne de 2012 à 2016
• Membre du CDOS en département de l’Aube de 2008 à 2012

Sport
• Enseignante bénévole de Karaté depuis 2002 à ce jour
• Création du club U.S.O Karaté devenu Wado Karaté Champenois 1998. Présidente du club depuis 2007
• Jury BEES 1er degré en 2006-2007-2008
• Jury BEES 1er degré pour VAE Wushu en 2015 (DRJS Champagne-Ardenne)
• Début du karaté en 1992 en UFOLEP et depuis 1997 à la FFKDA-5ème dan
• Body Karaté pendant 10 ans–rapide-Salle de Sport

Distinctions
• Médaille d’Or Jeunesse & Sports en janvier 2021
• Médaillée de la Grande Croix d’or de la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées en 2018

 

Quels conseils donneriez-vous à une femme ou une jeune fille qui hésite à se lancer ?

Difficile de répondre car la passion a été majoritairement ma principale motivation surtout pour l’arbitrage et la pratique.
Pour répondre plus concrètement, je leur dirais que pour devenir présidente, elles auront besoin d’une équipe de confiance. Elle devra être pédagogue, à l’écoute des sollicitations, mais aussi et c’est important « savoir dire non ».
Il y a aujourd’hui des formations spécifiques pour devenir dirigeante.



Publication n°1 du 11/10/2025 : Imana KALLOUCHE

– Nom et prénom : KALLOUCHE Imana
– Club : Mont Saint Martin
– Poste ou rôle : Arbitre nationale, responsable d’arbitrage 54
– Âge : 24 ans

 

  1. Depuis quand pratiquez-vous le karaté ou une discipline associée ?
    – Année de début : 2004 ( il y a 20 ans)
    – Ceinture actuelle : noire 2e Dan

 

  1. Qu’est-ce qui vous a donné envie de commencer le karaté ou votre discipline ?

Ce sont mes parents qui m’ont inscrite au karaté quand j’étais plus jeune, et depuis, je n’ai jamais quitté ce milieu. J’y ai rapidement trouvé une passion, un cadre de discipline, et des valeurs fortes qui m’ont donné envie de continuer.

 

  1. Qu’est-ce qui vous motive à continuer aujourd’hui ?

Ce qui me motive, c’est l’envie de transmettre, de progresser et de rester active dans un environnement qui m’a construite. L’arbitrage, notamment, m’a permis de prendre confiance en moi, de développer un autre regard sur la discipline, et de m’impliquer autrement que comme simple pratiquante.

 

  1. Avez-vous rencontré des difficultés particulières en tant que femme dans votre parcours (pratique, arbitrage, encadrement, direction) ? Si oui, lesquelles ?

Comme dans beaucoup de domaines, il faut parfois prouver davantage sa légitimité en tant que femme, surtout dans des fonctions comme l’arbitrage. Mais j’ai eu la chance d’être bien entourée dans mes débuts, ce qui m’a permis de prendre ma place et de continuer à m’investir avec confiance.

 

  1. Quels sont, selon vous, les atouts du karaté et disciplines associées pour les femmes ?

Le karaté offre aux femmes la possibilité de prendre confiance en elles, de développer force, rigueur et contrôle. C’est aussi une excellente école de respect et de dépassement de soi, dans un cadre sécurisé et bienveillant.

 

  1. Avez-vous un moment marquant ou une anecdote que vous aimeriez partager ?

Oui, un moment qui m’a vraiment marquée remonte à l’époque où la ZID Lorraine existait. À ce moment-là, j’étais intégrée à une école de jeunes arbitres très dynamique : on était une vingtaine, filles et garçons, et il y avait une vraie cohésion entre nous. On grandissait ensemble dans l’arbitrage, on se motivait, on s’encourageait, et on apprenait énormément.

Un jour, lors d’une compétition, les responsables nous ont fait une énorme surprise en nous confiant l’arbitrage d’une finale senior hommes. Mais ce qui a rendu ce moment encore plus symbolique, c’est que l’équipe arbitrale était composée uniquement de jeunes filles. À seulement 13 ans, me retrouver à arbitrer (au centre) une finale de ce niveau, dans une ambiance sérieuse mais bienveillante, c’était extrêmement valorisant.

Je me souviens encore de la fierté que j’ai ressentie, mais aussi de la confiance que cela m’a donnée. Ce moment-là a vraiment été un déclic pour moi : je me suis dit que j’avais ma place dans l’arbitrage, que le genre ou l’âge ne devaient jamais être un frein, et que le sérieux et l’engagement sont toujours reconnus. Ça m’a donné envie d’aller encore plus loin dans cette voie.

 

  1. Vous êtes investie dans la vie de votre club ou des instances (encadrement, arbitrage, organisation…) ? Pouvez-vous décrire votre engagement ?

Oui, je suis très investie dans l’arbitrage, que je considère comme un vrai pilier de la discipline. Je participe également à l’organisation d’événements et j’essaie de soutenir les plus jeunes, notamment ceux qui souhaitent se lancer dans l’arbitrage. C’est important pour moi de rendre ce que j’ai reçu.

 

  1. Quels conseils donneriez-vous à une femme ou une jeune fille qui hésite à se lancer ?

Je lui dirais de ne pas hésiter. Le karaté, et l’arbitrage en particulier, t’apprennent à te faire confiance, à te dépasser et à te faire respecter. Peu importe ton niveau ou ton âge, tu as ta place. Il faut juste oser franchir le pas.

 

  1. Photo choisie par Imana KALLOUCHE :

L’équipe arbitrale féminine qui a arbitré la finale sénior

Ligue Régionale Grand Est de Karaté et Disciplines Associées
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